De l’ensemble du patrimoine culturel québécois, les objets et les
édifices religieux constituent sans aucun doute la part la plus
importante. Ces biens se distinguent tant par leurs qualités artistique
et architecturale que par leur charge historique manifeste. Ils sont
également profondément inscrits dans le paysage construit des villes et
des villages du Québec.
Églises et chapelles, presbytères, couvents et monastères,
sanctuaires, croix de chemin calvaires, vitraux, sculptures, tableaux,
vêtements et objets liturgiques, archives, orgues, cimetières tous
constituent des éléments du corpus patrimonial religieux du Québec. À
ces biens meubles immeubles, il faut aussi ajouter les traditions et les
savoir-faire détenus, entre autres, par les religieux les religieuses.
Ce patrimoine religieux, matériel et immatériel, témoigne de la forte
influence des institutions catholiques dans la construction de la
société québécoise et de l’apport des autres traditions religieuses la
richesse du paysage culturel et social québécoise.
Il témoigne aussi des principaux courants artistiques et
architecturaux, de la grande maîtrise architectes et des artisans
locaux, ainsi que du brio des artistes parmi lesquels l’on compte
Louis-Philippe Hébert, Antoine Plamondon, Ozias Leduc et plusieurs
membres de la célèbre famille Baillargé.
De par la
forme qu’il prend et les communautés qu’il représente, le patrimoine
religieux du Québec constitue un héritage diversifié, hétérogène, riche
en enseignements sur la société québécoise d’hier et d’aujourd’hui. Ce
patrimoine, qualifié de fondateur, ne se résume donc pas à la somme de
ses composantes, puisqu’à sa valeur artistique et architecturale, il
faut ajouter une importante valeur de témoignage.